Les responsabilités du conducteur : alcool, téléphone, fatigue et ceinture
Le conducteur est le premier facteur de sécurité. Seuils légaux d’alcool, dangers du téléphone, de la fatigue et des médicaments, ceinture, casque et protection des enfants.
Aussi moderne que soit votre véhicule, le conducteur reste le facteur décisif de la sécurité. Le code de la route lui confie des responsabilités claires envers lui-même, ses passagers et les autres usagers. Elles constituent une part importante du thème « conducteur » de l’examen théorique.
L’alcool
L’alcool ralentit les réflexes, fausse l’appréciation des distances et donne une confiance trompeuse. Selon l’arrêté conjoint n° 2707-10, la conduite sous l’empire de l’alcool est caractérisée à partir de :
- 0,20 gramme par litre de sang,
- ou 0,10 milligramme par litre d’air expiré.
Ce seuil est très bas : en pratique, toute consommation d’alcool avant de conduire peut vous mettre en infraction. Les sanctions sont sévères et peuvent inclure de lourdes amendes, la suspension ou l’annulation du permis et l’emprisonnement dans les cas graves.
La règle la plus simple et la plus sûre : zéro alcool avant de conduire. Ni le café ni l’eau froide n’accélèrent l’élimination de l’alcool.
Drogues et médicaments
Conduire sous l’influence de stupéfiants est interdit et lourdement sanctionné. Certains médicaments (calmants, certains antiallergiques ou antitussifs) peuvent provoquer de la somnolence : lisez la notice et demandez conseil au médecin ou au pharmacien avant de conduire.
Le téléphone portable
L’usage du téléphone tenu en main en conduisant est interdit. Mais le danger ne se limite pas à la main : la distraction mentale pendant une conversation, même avec kit mains libres, réduit l’attention. Écrire ou lire un message, c’est quitter la route des yeux pendant plusieurs secondes.
- Réglez la navigation avant de partir.
- Activez le mode « ne pas déranger » au volant.
- Pour appeler, arrêtez-vous dans un endroit sûr.
La fatigue
La fatigue produit des effets comparables à l’alcool : réflexes lents et micro-sommeils. Signes d’alerte : bâillements, yeux lourds, écarts de trajectoire. La seule solution est de s’arrêter et se reposer. Prévoyez une pause environ toutes les deux heures sur les longs trajets. Voir la conduite de nuit.
La ceinture de sécurité
Le port de la ceinture est obligatoire pour le conducteur et les passagers des places qui en sont équipées, à l’avant comme à l’arrière. Elle réduit fortement le risque de décès et de blessures graves. Le conducteur doit rappeler cette obligation à ses passagers.
- La sangle passe sur l’épaule (pas sous le bras) et sur le bassin (pas sur le ventre).
- Elle est indispensable même pour un court trajet en ville.
Les enfants
Les jeunes enfants doivent voyager à l’arrière dans un siège ou dispositif adapté à leur poids et à leur âge. Ne transportez jamais un enfant sur vos genoux : en cas de choc, il est impossible de le retenir. Vérifiez auprès des sources officielles les règles détaillées concernant l’âge minimum pour la place avant.
Le casque
Le port d’un casque correctement attaché est obligatoire pour les conducteurs et passagers de motocyclettes et cyclomoteurs. Un casque mal attaché peut glisser lors de la chute et ne protège plus.
Condition physique et psychologique
- La vue : si votre permis mentionne des lunettes ou lentilles, leur port est obligatoire.
- Les émotions : ne conduisez pas en colère ou sous forte tension.
- La santé : certaines affections nécessitent l’avis d’un médecin sur l’aptitude à conduire.
Le conducteur face aux usagers vulnérables
Piétons, enfants, personnes âgées, cyclistes : vous devez leur accorder une attention particulière, car ce sont les moins protégés. Ralentissez près des écoles, laissez un écart latéral en dépassant et arrêtez-vous aux passages piétons.
Découvrez les sanctions liées à ces infractions dans infractions et permis à points, et entraînez-vous sur le thème « conducteur » dans ZQUIZ.
Idées reçues fréquentes
- « Le café fait passer l’effet de l’alcool » : faux. Seul l’organisme élimine l’alcool avec le temps ; aucune boisson ni astuce ne l’accélère de façon significative.
- « Un court appel en haut-parleur ne présente pas de danger » : même les mains sur le volant, la conversation mobilise attention et mémoire, et vous percevez moins ce qui se passe sur la route.
- « En ville, la ceinture est inutile car on roule doucement » : faux. Un choc à vitesse modérée peut projeter violemment le corps contre le volant ou le pare-brise.
- « Je connais mes limites face à la fatigue » : la somnolence arrive progressivement, et le conducteur fatigué surestime souvent sa vigilance.
- « L’enfant est plus en sécurité sur les genoux d’un adulte » : faux. Lors d’un choc, personne ne peut retenir un enfant ; un siège adapté à son âge et à son poids est la vraie protection.
Un plan simple avant chaque trajet
- Suis-je en bonne condition ? Sommeil suffisant, pas d’alcool, pas de médicament provoquant la somnolence sans avis médical.
- Mon téléphone ne me dérangera-t-il pas ? Rangez-le ou activez le mode conduite.
- Tout le monde est-il attaché, les enfants dans des sièges adaptés ?
- Ai-je prévu des pauses régulières si le trajet est long ?
Une responsabilité partagée : en tant que passager, vous pouvez demander au conducteur de ralentir ou de lâcher son téléphone. En tant que conducteur, vous répondez de la sécurité de toutes les personnes à bord.
Questions fréquentes
Peut-on téléphoner avec une oreillette ?
La loi interdit le téléphone tenu en main. Même sans cela, la conversation distrait : mieux vaut s’arrêter dans un endroit sûr.
Combien de temps attendre après avoir bu ?
Il n’existe pas de règle fiable : l’élimination varie selon les personnes. Avec un seuil de 0,20 g/l, la seule sécurité est de ne pas boire avant de conduire.
Catégories de permis concernées
Sources et références
- Loi n° 52-05 portant Code de la route (Dahir n° 1-10-07 du 11 février 2010) — Bulletin officiel
- Arrêté conjoint n° 2707-10 du 29 septembre 2010 (seuils d’alcoolémie) — reproduit sur maroctl.com
- Agence nationale de la sécurité routière (NARSA)
Ce contenu est pédagogique et ne remplace ni les textes juridiques officiels ni un établissement d’enseignement de la conduite agréé.


