Sécurité routière

Conduire de nuit : éclairage, visibilité et fatigue

La nuit, la visibilité baisse et la fatigue augmente. Bon usage des feux de route et de croisement, éviter l’éblouissement et savoir s’arrêter pour se reposer.

Par Équipe éditoriale Auto Ruca Publié le 5 min de lecture
Illustration : Conduire de nuit : éclairage, visibilité et fatigue

Une part importante des accidents graves a lieu la nuit, alors que le trafic est plus faible. En cause : la visibilité réduite et la fatigue, sans compter les piétons et cyclistes mal éclairés. La conduite de nuit exige des techniques particulières.

L’éclairage : quels feux, quand ?

FeuxUtilisation
Feux de positionRendre le véhicule visible à l’arrêt ou en stationnement la nuit, ou en ville bien éclairée selon les règles. Insuffisants pour rouler hors agglomération.
Feux de croisementEn ville, lors d’un croisement avec un véhicule venant en face, et en suivant un autre véhicule.
Feux de routeHors agglomération sur route non éclairée, en l’absence de véhicule devant ou en face.
Feux de brouillardUniquement par brouillard épais ou pluie très forte.

À l’approche d’un véhicule en sens inverse, ou derrière un véhicule, passez en feux de croisement suffisamment tôt pour ne pas éblouir l’autre conducteur.

Éviter l’éblouissement

Si les phares d’un véhicule vous éblouissent :

  • ne regardez pas les phares, fixez le bord droit de la chaussée ;
  • ralentissez et préparez-vous à vous arrêter si nécessaire ;
  • ne répondez pas en l’éblouissant avec vos feux de route.

Gardez aussi le pare-brise propre à l’intérieur comme à l’extérieur : une vitre sale diffuse la lumière et aggrave l’éblouissement.

Une vitesse adaptée à la visibilité

Règle d’or : vous devez pouvoir vous arrêter dans la distance éclairée. Les feux de croisement n’éclairent que quelques dizaines de mètres ; si votre vitesse exige une distance d’arrêt plus longue, vous roulez « à l’aveugle ». Ralentissez particulièrement dans les virages.

Piétons, cyclistes et animaux

  • Un piéton vêtu de sombre n’apparaît qu’au dernier moment : attendez-vous à en croiser près des villages et des arrêts.
  • Hors agglomération, beaucoup de vélos et charrettes circulent sans éclairage suffisant.
  • Les animaux peuvent traverser soudainement : guettez les reflets des yeux sur le bas-côté.

Piéton ou cycliste de nuit ? Portez des vêtements clairs ou réfléchissants.

La fatigue : l’ennemi silencieux

La nuit est le moment naturel du sommeil. Signes de fatigue : bâillements, paupières lourdes, difficulté à se concentrer, écarts de trajectoire, oubli des derniers kilomètres.

  • Au premier signe, arrêtez-vous dans un endroit sûr et faites une courte sieste (15 à 20 minutes).
  • Ouvrir la fenêtre ou monter le son ne soigne pas la fatigue.
  • Prévoyez une pause environ toutes les deux heures sur les longs trajets.

Pour aller plus loin : les responsabilités du conducteur : fatigue, alcool, téléphone.

Panne de nuit

Si vous devez vous arrêter, garez-vous hors de la chaussée si possible, allumez les feux de détresse, placez le triangle de présignalisation à bonne distance derrière le véhicule et éloignez-vous de la route. Voir que faire en cas d’accident.

Votre vision de nuit : qu’est-ce qui change vraiment ?

La nuit, l’œil évalue moins bien les distances et les vitesses, et perçoit moins les couleurs et les détails sur les bas-côtés. Il lui faut aussi du temps pour récupérer après chaque éblouissement. La prudence nocturne ne se limite donc pas à allumer les feux :

  • Nettoyez le pare-brise à l’intérieur et à l’extérieur : un léger voile de poussière diffuse la lumière et augmente l’éblouissement.
  • Baissez l’éclairage du tableau de bord si possible, pour ne pas fatiguer vos yeux.
  • Regardez le bord droit de la chaussée lorsqu’un véhicule aux feux puissants arrive, sans fixer ses phares.
  • Évitez les verres teintés la nuit : ils réduisent la lumière qui atteint l’œil.

Exemple : route rurale sans éclairage

Vous roulez en feux de route sur une route rurale sombre. Les phares d’un véhicule apparaissent en face. Vous passez immédiatement en feux de croisement pour ne pas l’éblouir et vous ralentissez, car votre portée visuelle diminue. Une fois le croisement fait, vous revenez en feux de route si aucun véhicule ne vous précède de près. Pendant ces instants, surveillez la possible présence d’un piéton ou d’un cycliste non éclairé sur le côté.

Les périodes de risque particulières

Les heures entre minuit et l’aube, ainsi que le début d’après-midi, sont des moments où l’organisme est plus enclin à la somnolence. Si vous devez voyager à ces heures, prévoyez des pauses régulières et ne comptez pas sur le café ou la fenêtre ouverte comme solution durable.

Signaux d’alerte : bâillements répétés, paupières lourdes, difficulté à se souvenir des derniers kilomètres, légers écarts de trajectoire. Dès l’un de ces signes, arrêtez-vous dans un endroit sûr.

Questions fréquentes

Peut-on rouler en ville avec les seuls feux de position ?

En ville éclairée, il faut être visible, et les feux de croisement restent l’option la plus sûre. Les feux de position seuls ne permettent pas de voir les obstacles.

Quand remettre les feux de route après un croisement ?

Une fois que le véhicule venant en face vous a dépassé, et s’il n’y a pas de véhicule devant vous.

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Sources et références

Ce contenu est pédagogique et ne remplace ni les textes juridiques officiels ni un établissement d’enseignement de la conduite agréé.

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